Témoignage de Paul

Bonjour, Je m’appelle Paul et j’ai déjà fait deux TS (tentative de suicide).

La première, j’ai eu le droit à quelques antidépresseurs que j’ai bien vite cessés de prendre, parce qu’ils m’épuisaient et que mon but était de vivre, non de survivre.

La deuxième fois, j’ai réussi à ne pas avoir de médicaments. Le psychiatre était un homme sympathique, malheureusement souvent absent. Il fût remplacé par la suite par un psychologue assez antipathique qui me fit cesser mes consultations par son comportement tout sauf professionnel (pieds sur le bureau, soupirs, aucunes prises de parole). Apparemment, je n’étais pas le seul dans son bureau à avoir le besoin de consulter.

Ma vie a continué, et à un moment, alors qu’elle s’améliorait, j’ai décidé d’aller voir un psy, en me disant qu’il était temps pour moi de me débarrasser de mes problèmes, de profiter de regain d’espoir pour avancer encore plus loin. Malheureusement, ce psychologue m’a fait plus de mal qu’autre chose, n’ayant pas su contrôler mon transfert et m’ayant dès lors rejeté sans daigner me donner plus de détail, après un an de suivi.

Aujourd’hui, je vais très mal, seulement je sais que je ne peux pas aller aux urgences, car je sais qu’en faisant cela, je mettrai fin non seulement à ma vie, mais aussi au peu de dignité humaine qu’il me reste. Je sais que je ne pourrai plus échapper aux médicaments, je sais qu’on ne me laissera pas le choix. Je trouve cela triste, car au fond, il ne me reste comme choix que la mort (ou un changement plus que brutal dans ma vie).

La psychiatrie et la psychologie ne sont pas des domaines assez surveillés à mon avis, et beaucoup de personnes peu compétentes devraient en être exclues. Entre ceux qui ont une intelligence plus que moyenne, ceux qui se sont « déshumanisés » pour pouvoir survivre, ceux qui n’ont pas le temps à cause des réductions de moyens, ceux qui ne sont pas là par vocation (il y en a), ceux qui se sont éloigné des idéaux qui les avaient menés à la psychologie/psychiatrie avec la vie… il y a beaucoup trop de risques pour les patients.

Beaucoup de psys semblent oublier qu’ils n’ont pas un métier comme les autres, mais qu’ils doivent l’accepter, car c’est aussi leur choix. Non, on ne devrait pas faire psy par intérêt pour la psychologie, par hobby ou pour l’argent. On devrait le faire par amour pour ses patients.

J’entends souvent « les psys sont humains ». Oui, c’est vrai, mais leur travail doit les obliger à surpasser leurs défauts. J’en veux à la psychiatrie parce qu’elle n’est pas comme elle devrait être, elle n’a plus aucune réelle déontologie.

Comment peut-on espérer soigner des gens en manque d’écoute, de socialisation, en souffrance, sans écoute, sans compagnie, sans activité, sans « amour » ? !

À ce jeu-là, autant partir au fin fond de l’Himalaya et mourir seul et fou, car au moins, avant de mourir, on aura vécu, on aura vu.

Réponse du webmaster

Bonjour

Je vois que vous avez bien compris le problème que peut avoir tout psy. Ce qui est triste c’est qu’aucun n’est capable de reconnaitre ses difficultés.

En réalité, ce sont eux qui devraient être soignés, mais pas avec leurs propres méthodes, car elles ne marchent pas comme vous avez pu le voir.

Vous dites que vous devriez faire un changement radical dans votre vie, qu’entendez-vous par là ?

En attendent il y a une petite chose qui marche bien quand vous ne vous sentez pas bien c’est ce que l’on appelle faire une promenade. Vous allez vous balader en regardant bien des objets divers le long de votre parcourt, voitures, arbres, magasins, etc.

Vous le faites jusqu’à ce que vous vous sentez mieux. Cela peut prendre une heure ou deux mais c’est efficace, car cela vous remet bien en place et c’est sans médicament.

Cela demande un petit effort, mais vous paraissez avoir suffisamment de courage pour le faire.

Cordialement

Jean-Sylvestre Thépénier

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