Témoignage de Anne

Bonjour.

Tout d’abord, je vous remercie pour votre site. En effet, je ne voyais plus l’horizon.

Je suis suivie en psychiatrie (CMP) depuis 7 ans. J’ai été hospitalisée en janvier 2004 à la demande d’un tiers (mes parents). J’ai eu ce qu’on appelle une bouffée délirante, mais je n’étais ni dangereuse pour moi-même ni pour les autres. C’était une sorte de parenthèse (après une soirée arrosée, et qui sait ce qu’il put y avoir dans les verres).

Je n’ai pas subi de mauvais traitement (contrairement aux vues de certains témoignages) hormis une piqure, et bien sûr la surdose de médicaments qui m’ont rendu apathique lors de ce séjour.

Au nom de quoi ai-je été enfermée ? Ai-je commis un délit ? Je suis très heureuse que vous dénonciez la toute-puissance des psychiatres. Cela fait maintenant 7 ans que je suis sous traitement (du zyprexa qui m’a valu une prise de poids importante que j’ai réussi à perdre depuis). Je n’ai plus de pensées délirantes effectivement, mais je suis très isolée.

J’ai perdu mes amies d’enfance, j’ai des idées morbides (j’ai eu l’impression d’être condamnée à la psychiatrie à vie). Admettons que j’arrête mon traitement ou que je ne me rende plus aux visites, il y a cette menace qui plane toujours, celle de me refaire enfermer, aux pires conditions que la précédente. Aujourd’hui, j’ai envie de mourir pour échapper à la psychiatrie. J’étais déjà une fille fragile avant mon traitement, mais je pense objectivement qu’il ne m’a aidé en rien. Pourquoi employer cette méthode radicale ?

N’y a-t-il donc aucune alternative ? La psychiatrie ou la mort. Je voudrais aussi dénoncer les institutions psychiatriques. J’ai eu certains échos d’ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) catastrophiques, où les moniteurs menaçaient et manipulaient les patients. Nous sommes aussi traités comme inférieurs par une équipe psychiatrique où différentes professions sont regroupées dans ces centres. Ils peuvent se permettre de mal nous parler ou de nous menacer sous prétexte qu’ils nous prennent pour malades « mentaux ».

80 % des gens diagnostiqués à problèmes psychiques sont dirigés vers des ESAT. Est-ce que regrouper des gens à problèmes (différents et parfois causés et amplifiés par les psychotropes) est vraiment la solution ?

Merci de m’avoir lu et d’offrir un espoir, une liberté, un droit fondamental.

Espérons que nous serons nombreux à nous mobiliser.

Réponse du webmaster

Bonjour

Vous avez raison.

je voudrais vous dire que l'alternative est différente à mes yeux : La psychiatrie ou la vie.

Cela me parait beaucoup mieux vous ne trouvez pas ?

Cordialement

Le Webmaster

Un commentaire
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  1. encore des compliments! e7a va l’autocongratulation!pour ma part, je suis bien plus taprage9 sur ce sujet. En effet, en droit on ne pas punir quelqu’un sur une simple intention, puisque il faut un e9le9ment mate9riel. Toutefois pour ces malades dont on sait que la gue9rison est impossible, d’of9 une probable re9cidive, on ne peut raisonnablement pas les laisser en liberte9.

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